© Sophie Ristelhueber, Adagp, Paris 2022

Du 27 sept. au 30 nov. 2022

Alberto Giacometti / Sophie Ristelhueber. Legacy

Paris, France
À l'Institut Giacometti

L’exposition « Legacy » fait dialoguer des œuvres anciennes inédites et de nouvelles productions de Sophie Ristelhueber avec un ensemble d’œuvres d’Alberto Giacometti. Reconnue internationalement pour son travail photographique autour de la question de la mémoire et de la guerre, l’artiste propose ici une réflexion tout aussi importante mais moins connue du public, autour des traces de la mémoire familiale inscrites dans les lieux et objets de réminiscence.

Ristelhueber retient dans l’œuvre de l’artiste suisse le rôle persistant de la constellation familiale et de l’environnement de son enfance, en sélectionnant une galerie de portraits peints et un ensemble de têtes en plâtre de sa famille. Ristelhueber associe le village d’origine de Giacometti à sa propre maison familiale, qui fut le théâtre de son enfance et le sujet de nombreuses séries photographiques.

La correspondance entre l’expérience individuelle et la condition humaine, qui sous-tend l’œuvre des deux artistes, est mise en scène dans un face à face saisissant organisé entre la série photographique que Ristelhueber a réalisée à l’hôpital sur des corps réparés et les sculptures scarifiées de Giacometti. Sophie Ristelhueber revisite ici l’un des sujets fondamentaux de l’artiste moderne, l’ambivalence entre la vie et la mort dans la représentation artistique.
 
Commissaire : Hugo Daniel

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Sophie Ristelhueber, Every One (#13), 1994 / Alberto Giacometti, Grande tête (1958), 2022 © Adagp, Paris, 2022

Sophie Ristelhueber, née en 1949, vit et travaille à Paris. Elle est l’une des premières artistes à avoir fondé une œuvre sur la matière d’un territoire et son histoire, sa mémoire et ses cicatrices. Depuis une trentaine d’années, un de ses principaux axes de travail est d’aborder les ruines et les traces laissées par l’homme dans les lieux dévastés par la guerre et les bouleversements naturels ou culturels.
 
Comme Jacques Rancière l’a relevé à propos de son œuvre dans Le Spectateur émancipé : « Elle a photographié non pas l’emblème de la guerre mais les blessures et les cicatrices qu’elle imprime sur un territoire ». Elle rend visible, et sensible, ces véritables mémoires des « faits » de l’Histoire. Alors que son medium privilégié est la photographie, Ristelhueber l’utilise pour créer des œuvres complexes, en jouant sur sa matière et son format, dans la réalisation d’expositions, d’installations, de films et de livres d’artiste.
 
Son œuvre a été exposée dans de nombreuses institutions internationales parmi lesquelles le MoMA (New York, États-Unis), le Museum of Fine Arts (Boston, États-Unis), la Tate Modern (Londres, Grande-Bretagne), les Rencontres photographiques d’Arles, et à Paris, le Centre Pompidou, le Musée national d'art moderne, le Musée d'Art moderne de Paris, le Jeu de Paume et le musée Zadkine.

Pour rechercher une œuvre consulter l’Alberto Giacometti Database